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La pression se fait de plus en plus forte contre le projet de port industriel de déchets !



Alors que la manifestation nautique du dimanche 20 septembre avait rassemblé 50 bateaux de plaisance et plus de 200 manifestants, les associations de protection de l’environnement avaient officiellement annoncé le dépôt de près d’une dizaine de recours contentieux devant le Tribunal Administratif de Versailles, contre l’arrêté du Préfet des Yvelines autorisant la création d’un port de retraitement de déchets à Carrières-sous-Poissy et Triel-sur-Seine, en face de Villennes sur Seine. Philippe Sénèque, président de l’APTERS, soulignait « nous sommes de plus en plus nombreux à prendre conscience de l'aberration de ce projet, aberration écologique, aberration financière, aberration constatée par l'avis défavorable rendu par le commissaire enquêteur qui a mis en évidence le risque des nuisances sanitaires pour la population riveraine, l'impact irréversible sur la faune et la flore, les oiseaux et les insectes dont bon nombre sont protégés. »

L’un des avocats des associations n’est autre qu’Alexandre Faro, le spécialiste des causes environnementales, que l’on a vu plaider dans des dossiers particulièrement médiatisés, comme l’affaire de l’Erika ou encore le dossier de la décharge de Nonant-le-Pin.

Pour l’avocat de Greenpeace et de France Nature Environnement, ce projet est entaché d’irrégularité. Son mémoire, de plus de 40 pages, déposé au mois d’Août met en avant des arguments de forme et de fond suffisamment importants pour que le juge puisse donner raison aux associations.

« Les projets, doivent mettre en balance les intérêts économiques et écologiques, donc le juge peut effectuer ce regard et voir si l’un compense l’autre et en l’occurrence, pour ce projet, il sera obligé de se rendre compte, comme le Commissaire-enquêteur, que les inconvénients dépassent largement les maigres avantages du projet. », indique Maître Faro.


Pour intensifier la pression qui se fait de plus en plus forte contre cet aménagement portuaire, l’association Rives de Seine-Nature Environnement a demandé à être reçue en délégation par la Ministre de l’Écologie, Ségolène Royal.

« Il est inconcevable qu’un projet ayant reçu un avis défavorable de l’Autorité Environnementale (AE) et un avis défavorable du Commissaire-enquêteur puisse être poursuivi par un établissement public comme Ports de Paris, relevant de l’autorité de la Ministre de l’Ecologie. Nous en appelons donc directement à Ségolène Royal, afin que celle-ci mette un coup d’arrêt définitif à ce projet et respecte ainsi la démocratie participative de notre Pays », souligne Anthony Effroy, le président de l’association.